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Publié : 20 janvier 2014

Quelques photos du quartier

Le quartier des Poètes, aussi appelé "la cité rose" à Pierrefitte-sur-Seine est un ensemble d’habitat social situé au nord de la ville.

Le quartier des Poètes à Pierrefitte-sur-Seine est un ensemble d’habitat social. La partie ouest, réalisée entre 1973 et 1994 dans le cadre de la ZAC du Barrage est l’œuvre des architectes Yves et Luc Euvremer (1978–1983 en collaboration avec Jean Renaudie) et Mila et Geronimo Padron-Lopez. Cet urbanisme rejetant les archétypes des grands ensembles bâtis depuis la Reconstruction prend la forme d’une architecture novatrice et écologique dans la lignée de l’« école gradins-jardins ».

Une convention PRU (programme de rénovation urbaine) est signée le 3 juillet 2007, en partenariat entre la Ville de Pierrefitte-sur-Seine, l’ANRU, l’État, la communauté d’agglomération Plaine commune et les quatre bailleurs sociaux : la décision est prise de démolir 442 logements sociaux hors site, ainsi que la destruction-reconstruction des équipements publics existants (gymnase, groupe scolaire Varlin). 450 nouveaux logements sociaux sont programmés en application de la charte de l’ANRU imposant la création d’autant de logements neufs que de logements détruits. Seuls 133 logements sociaux sont reconstruits sur place (les 317 restants devant l’être au centre-ville, ou dans le secteur des Tartres, etc.), au motif de la diversification du site.

En novembre 2009 débutent finalement les travaux de démolition dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine.

Des architectes, émus par le sort promis à cet habitat social des années 1980 qu’ils considèrent comme une œuvre architecturale et urbaine majeure, prennent publiquement position contre cette démolition, dès 20098. « Malgré l’intérêt architectural que peuvent présenter certains ensembles de logements, la démolition de ceux-ci est nécessaire », déclare le 3 mars 2009, l’instance de Plaine-Commune. Un collectif constitué de l’association Docomomo France de l’architecte Padron Lopez et deux riveraines, saisit la Justice et soutient une procédure de protection auprès de la direction de l’Architecture et du Patrimoine. Le 30 novembre 2009, le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil rend une décision qui suspend en urgence le permis de démolir, reconnaissant aux bâtiments « leur intérêt architectural et leurs qualités techniques qui constituent un témoignage important du patrimoine bâti ».

L’ordonnance de référé est aussitôt contestée devant le Conseil d’État par la ville et le bailleur OPH Plaine Commune Habitat tandis que la Ville lance également une campagne de pétition en faveur de la reprise immédiate du chantier sur son site internet et dans les quartiers. Dans un communiqué daté du 4 décembre 2009, le bailleur social déclare que « la démolition du programme immobilier Desnos a été décidée pour ouvrir le quartier sur la ville, mettre fin à des problèmes récurrents sur le bâti et elle a été engagée après le relogement, avec leur consentement, de toutes les familles. Elle est la résultante d’un programme immobilier mal conçu, mal construit et dont de nombreux logements se sont révélés inhabitables dès le début ».

Le jugement du 25 février 2010 du tribunal administratif de Montreuil déboute les requêtes en annulation du permis de démolir. Dans son communiqué, « Le tribunal estime que la réalisation de la cité Desnos, si ce n’est sa conception même, n’a pas atteint les objectifs poursuivis par son concepteur en matière d’écologie et de qualité de vie de ses habitants ». Ayant relevé les spécificités formelles de ces logements sous un aspect désavantageux, « le tribunal en déduit naturellement que la cité Desnos ne peut être regardée comme un symbole d’une période de l’histoire de l’architecture, qui ferait partie d’un patrimoine à protéger ou à mettre en valeur. »

Les photos sont issues de plusieurs sites et blogs disponibles sur Internet et les commentaires de Wikipédia.